Financer son projet de création d’entreprise n’est pas une mince affaire. Fort heureusement, le créateur d’entreprise français semble avoir plus d’aubaines que ses homologues américains, anglais ou suédois. En effet, de nombreuses aides et subventions ont été mises en place par l’Etat et d’autres organismes pour financer la création d’entreprise.

Zoom sur ces différentes aides financières à la création d’entreprise.

Les subventions, prêts d’honneur et garanties bancaires

Les subventions pour la création d’entreprise sont rares et très recherchées. Parmi les types de subventions pour la création d’entreprise les plus connues, on retrouve l’aide de l’Agefiph à destination des créateurs d’entreprise handicapés, les aides communales ou des collectivités locales pour financer des projets à forte valeur ajoutée dans des secteurs spécifiques tels que l’écologie, la silver économie, … et l’aide de la BPI France pour les projets innovants.

Les prêts d’honneur sont des prêts à taux zéro accordés par l’Etat pour financer le démarrage de l’activité d’une entreprise que ce soit en guise de complément d’un crédit bancaire pour enclencher un effet de levier, financer un besoin en fonds de roulement ou soutenir une initiative locale. La sélection et la validation des demandes sont effectuées par trois organismes principaux : Initiative France, Réseau Entreprendre et Caisse sociale de développement local.

Les garanties bancaires favorisent l’obtention d’un crédit bancaire en garantissant ce dernier. Un organisme se porte garant d’une partie de l’emprunt, ce qui permet de convaincre la banque d’accorder le prêt. Parmi les organismes qui proposent ce type d’aides, on peut citer la BPI France, le Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes, les Fonds de garantie régionaux, le cautionnement mutuel de la SIAGI, etc.

aide création entreprise

Les exonérations de charges sociales et fiscales

Ces aides visent à alléger, voire à supprimer les charges sociales et fiscales qui pèsent sur le créateur d’entreprise. Parmi ces dispositifs, on cite :

  • L’ACRE (Aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise) : initialement réservée aux demandeurs d’emploi, cette aide permet aux personnes éligibles de bénéficier d’une exonération des charges sociales durant la première année d’activité de la structure.
  • Le statut JEI (Jeune Entreprise Innovante) : cette aide s’adresse aux jeunes entreprises ayant des postes budgétaires de R&D sur des projets innovants. Elle ouvre droit à des allègements fiscaux ou à des exonérations de charges sociales.
  • Le CIR (Crédit d’impôt recherche) : tout comme le statut JEI, cette aide s’adresse aux entreprises, quelle que soit leur taille, qui investissent dans des activités de R&D de bénéficier d’une réduction d’impôts.
  • D’autres formes d’aides comme les exonérations sociales ou fiscales : les entreprises installées dans des zones spécifiques, telles que la Zone Franche Urbaine ou la Zone de Revitalisation Rurale.

Les aides financières pour les demandeurs d’emploi

Des mesures incitatives sous forme d’aides financières ont été mises en place pour aider les chômeurs à créer leur propre entreprise. Parmi elles, on peut citer :

  • L’ARE (Aide de Retour à l’Emploi) : si vous êtes bénéficiaire de l’ARE, vous pouvez bénéficier de la part de Pôle Emploi du maintien de cette indemnité mensuellement jusqu’à la fin de vos droits.
  • L’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) : cette aide s’adresse aux demandeurs d’emploi qui souhaitent créer ou reprendre une entreprise. Elle leur permet de percevoir 45% des allocations restantes payables en deux fois, soit au démarrage de l’activité et 6 mois après l’immatriculation.
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