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Cellipse cible les leucémies myéloïdes

Fabrice Paublant est l’un des trois co-fondateurs, avec Renaud Prudent et Laurence Lafanechère, d’une société de biotechnologies qui s’appelle Cellipse. Créée en 2013, cette société est dirigée par ces trois personnes et elle évolue dans le domaine de la biologie appliquée aux cancers.

Cellipse est le fruit d’un travail de recherches académiques qui a démarré en 2005, suite à ces recherches, nous avons créé la société, nous dit Monsieur Paublant, pour accélérer la R&D, avec pour objectif de mettre sur le marché dans quelques années de nouveaux médicaments, pour guérir certains types de cancers tel que par exemple la leucémie myéloïde, pour lesquels aujourd’hui il n’y a malheureusement que peu d’options pour les patients. Notre indication principale actuelle se porte sur les leucémies myéloïdes aiguës pour lesquelles aujourd’hui, le taux de survie à 5 ans n’est que de 20%.

Pour ce faire, nous ciblons une enzyme qui est dans la cellule, et pour y parvenir nous utilisons la chimie de synthèse, afin d’élaborer de petites molécules qui passeront la barrière cellulaire. Nous avons un savoir faire au sein de l’équipe mais aussi par des advisers extérieurs, qui nous permet d’identifier et d’optimiser ces molécules, pour faire en sorte qu’elles soient les plus puissantes possible, et qu’elles aient le plus faible impact possible sur les protéines que nous ne ciblons pas, et qui elles ont des vertus bénéfiques pour le patient.

Nous sommes actuellement dans une phase pré-clinique et nous souhaitons être en clinique d’ici à deux ans, afin que les patients en échec thérapeutique puissent bénéficier de notre molécule. Dans cette optique, nous sommes en recherche d’un financement. Aujourd’hui, nous avons réussi à mobiliser auprès d’investisseurs privés et  grâce à des aides du ministère de la recherche, du cancéropôle CLARA et de LyonBiopôle, 2 millions d’euros. Pour arriver au stade de la clinique, nous avons encore besoin de 10 millions d’euros de la part des institutionnels.

Ce projet à vu le jour grâce au docteur Laurence Lafanechère au sein de la plateforme de criblage du CEA, puis le projet a été maturé au sein de l’institut académique Albert Bonniot de Grenoble.

Pour nous suivre vous pouvez nous contacter via notre site internet Cellipse.com

Didier Poli